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Une Vespa dans les collines du Chianti : le meilleur moment que j'aie passé en Toscane

Une Vespa dans les collines du Chianti : le meilleur moment que j'aie passé en Toscane

La Vespa est le bon véhicule pour le Chianti. Non pas parce que c’est historiquement exact — les collines au sud de Florence étaient cultivées à la charrue bien avant que l’usine Piaggio lance sa production en 1946 — mais parce que le rythme d’une Vespa sur une route sinueuse étroite à travers les vignobles est exactement le rythme auquel le Chianti se révèle.

En voiture, on est enfermé. On passe l’odeur de pin et d’herbes sauvages à 70 kilomètres à l’heure, isolé derrière la vitre. En Vespa, on est dedans. L’air a dans le fond des vallées de vigne par un matin de septembre une qualité que je ne saurais décrire autrement que par saturation — soleil chaud, air frais de l’ombre des cyprès, et l’odeur de fermentation des raisins écrasés émanant des vignobles le long de la route.

C’est le plaidoyer pour faire un tour en Vespa à travers le Chianti au moins une fois.

Ce que la visite implique vraiment

La plupart des tours Vespa dans le Chianti depuis Florence suivent le même schéma : se retrouver à un point près de la ville, recevoir les consignes de sécurité et un tour de pratique dans un parking, partir vers le sud sur la Via Chiantigiana (la fameuse route des vins, la SR222), s’arrêter dans un vignoble ou un agriturismo pour le déjeuner et la dégustation de vin, rentrer en fin d’après-midi.

Les variations entre les visites tiennent à la longueur de l’itinéraire (demi-journée versus journée complète), à la taille du groupe, à la qualité du déjeuner, et à savoir si on est sur une Vespa GTS 125/150 classique, une Vespa Primavera (plus petite) ou une Vespa électrique.

Vespa classique : le vrai machin, l’expérience de tenir des guidons qui vibrent légèrement et de s’incliner dans les virages sur une machine qui a exactement le bon son. Il faut un permis de conduire valide.

Vespa électrique : plus silencieuse, plus douce, plus facile à gérer, légèrement moins romantiquement authentique. Certains opérateurs proposent maintenant ces engins comme option principale ; d’autres continuent de faire rouler la GTS classique pour les conducteurs avec permis.

Fiat Topolino : certains tours proposent une Fiat Topolino électrique biplace de style années 1950 comme alternative pour les passagers ou les non-conducteurs. Sympa, légèrement anecdotique, bien pour les couples où une seule personne a un permis.

La route du Chianti : ce à travers quoi on roule

La Via Chiantigiana (SR222) va de Florence vers le sud à travers Greve in Chianti, Panzano in Chianti, Radda in Chianti, et atteint finalement Sienne. C’est l’artère principale de la zone Chianti Classico — le territoire qui produit le vin DOCG au logo du coq noir.

La route est belle et aussi étroite et sinueuse par endroits, avec des décadrages escarpés dans certaines sections. C’est important : si vous n’avez jamais conduit un scooter, soyez honnête avec vous-même quant à votre niveau de confort avant de vous engager pour un itinéraire de journée complète dans les collines. La plupart des opérateurs ont une session pratique, et la plupart vous diront honnêtement si vous semblez prêt. Écoutez-les.

Le village de Greve in Chianti — la ville principale du Chianti nord — est à environ 27 kilomètres au sud de Florence, soit environ 45 minutes en Vespa à un rythme confortable. Il a une place principale triangulaire bordée d’arcades, un boucher vendant du bœuf Chianina et du salami de sanglier, et une boutique de vin (l’Enoteca del Chianti Classico) où on peut déguster avant d’acheter.

L’étape vignoble

La plupart des tours comprennent une étape dans un agriturismo ou un petit domaine viticole dans les collines entre Greve et Panzano. La qualité de cette étape varie considérablement selon les opérateurs.

La version acceptable minimum : une table sous une pergola, une assiette d’antipasti locaux (crostini, salumi, pecorino), deux verres du Chianti Classico du domaine. C’est bien, et honnête, et suffisant.

Les meilleures visites comprennent le déjeuner — un vrai repas toscan de pâtes et grillades — en plus du vin, dans une propriété de ferme où l’huile d’olive sur la table vient des arbres visibles par la fenêtre.

Demandez spécifiquement lors de la réservation : l’étape vignoble comprend-elle le déjeuner ou juste la dégustation ? Est-ce un domaine viticole qui travaille ou une ferme qui vend aussi du vin ? Quelle est la durée de l’étape ?

Le matin du tour

La plupart des départs depuis Florence se font à 9h ou 9h30 pour profiter des températures matinales plus fraîches et pour arriver dans le Chianti avant la pire chaleur de la mi-journée. En septembre et octobre, ce timing signifie qu’on roule à travers les vignes au début de la saison des vendanges, quand les raisins sont gros sur la vigne et que les fermes le long de la route ont du matériel de récolte garé dans la cour.

La présentation de départ est plus approfondie qu’on ne s’y attendrait — instructions d’itinéraire, signaux à la main pour que le guide communique avec le groupe, que faire en cas de problème mécanique. Prenez-le au sérieux. Le guide fixe le rythme et on le suit ; ne roulez pas autour d’eux.

Conseils pratiques

Permis de conduire : Requis pour la plupart des tours en Vespa en Italie — au minimum un permis de conduire de catégorie B. Certains opérateurs acceptent un permis AM (permis cyclomoteur) mais confirmez à l’avance.

Quoi porter : Chaussures fermées (pas de tongs — c’est une exigence de sécurité, pas une suggestion). Lunettes de soleil. Veste légère ou couches, car les températures dans les collines du Chianti sont plus fraîches qu’à Florence, surtout les matins de printemps et d’automne.

Casque : Fourni. Vérifiez que celui qu’on vous donne vous va bien — un casque lâche est inutile. Demandez-en un de rechange s’il ne va pas.

Photographie : On ne peut pas photographier en conduisant. Prévoyez des arrêts à des points de vue spécifiques où le groupe s’arrête. Dites à votre guide lors de la séance de départ si la photographie est une priorité ; la plupart des bons guides connaissent les meilleurs endroits pour s’arrêter avec vue.

Réservation : Au moins une semaine à l’avance en haute saison (mai-juin, septembre-octobre). Les visites se remplissent. Les politiques d’annulation varient — vérifiez avant de payer, car des annulations météo arrivent.

Demi-journée versus journée complète

Un tour demi-journée (4 à 5 heures incluant l’étape vignoble) couvre environ 50 à 60 kilomètres et donne un vrai avant-goût du paysage du Chianti sans épuiser personne. Recommandé pour les débutants sur un scooter ou ceux avec un planning serré.

Un tour journée complète (7 à 8 heures, 80 à 100 kilomètres) va plus loin vers le sud dans le Chianti profond — vers Radda ou même Castellina in Chianti — et comprend généralement un vrai déjeuner plutôt qu’une simple dégustation. C’est l’option pour ceux qui veulent l’expérience complète et sont à l’aise sur un deux-roues.

Les prix vont de 85 à 120 € par personne pour la demi-journée, 130 à 180 € pour la journée complète avec déjeuner. Les visites privées coûtent plus mais permettent de fixer son propre itinéraire.

Le moment honnête auquel je continue de penser

Environ une heure dans le trajet, quelque part entre Greve et un vignoble dont j’ai oublié le nom, notre guide s’est arrêté sur une crête au-dessus d’une vallée pleine de vignes. C’était septembre. Les vendanges étaient à une semaine, les feuilles de vigne commençaient juste à rougir sur les bords. On pouvait voir trois fermes médiévales différentes au sommet de collines à travers la vallée. Il n’y avait aucun son sauf le vent dans les cyprès.

J’avais une pièce de mécanique à 1,20 € sous moi, un casque emprunté sur la tête, et un verre de vin à la prochaine étape. Ça m’avait coûté 140 € pour la journée et j’y pense plus souvent que la plupart des choses pour lesquelles j’ai payé considérablement plus.

La zone viticole du Chianti : ce à travers quoi on roule

Le Chianti Classico DOCG — le vin à l’étiquette du coq noir — est produit dans une zone spécifique entre Florence et Sienne, approximativement le secteur entre Greve in Chianti au nord et Castelnuovo Berardenga au sud. Le cépage est le Sangiovese (minimum 80 %), généralement assemblé avec de petites quantités d’autres variétés.

En remontant au sud depuis Florence sur la Via Chiantigiana, on passe dans des vignobles produisant certains des vins les plus importants d’Italie. Les noms sur les panneaux de route — Antinori, Ricasoli, Frescobaldi — sont des familles florentines qui font du vin dans ces collines depuis des siècles. Le domaine du baron Ricasoli à Brolio, un château visible depuis la route au sud de Gaiole, produit du vin en continu depuis le XIIIe siècle.

Le vin qu’on dégustera à l’étape vignoble est généralement un Chianti Classico Annata (la production standard) ou un Chianti Classico Riserva (vieilli plus longtemps, plus structuré). Si l’opérateur s’approvisionne chez un domaine sérieux, la qualité est excellente au prix. Ne sautez pas le vin parce que vous conduisez un véhicule motorisé — les quantités servies lors d’une dégustation sont mesurées et n’altèreront personne.

Ce qu’il faut d’autre observer le long de l’itinéraire

Le paysage du Chianti récompense l’attention aux détails :

Le sol galestro : Le sol schisteux et rocheux qui caractérise une grande partie du Chianti — pauvre, drainant rapidement, et la raison pour laquelle les vins sont structurés plutôt que lourds. Les routes le traversent et on peut voir la pierre pâle et friable dans les coupes de route.

Les fattorie (fermes) : Les grands domaines agricoles consolidés qui ont émergé aux XIXe et XXe siècles, beaucoup convertis en opérations agriturismo. Les longues allées bordées de cyprès menant depuis la route principale à des fermes au sommet de colline sont souvent disponibles pour la dégustation de vin avec préavis.

Les tours médiévales : Plusieurs villages du Chianti conservent leurs tours défensives médiévales — Montefioralle (près de Greve), Gaiole et diverses positions isolées au sommet de collines. Montefioralle, un minuscule village fortifié au-dessus de Greve, est parfaitement préservé et offre l’une des meilleures vues du Chianti nord.

La faune : Les sangliers (cinghiale) sont courants dans les collines du Chianti, sortant particulièrement à l’aube et au crépuscule. Les petits autels commémoratifs au bord des virages sont parfois là pour des raisons moins poétiques qu’il n’y paraît.

Sécurité et circulation

La Via Chiantigiana est une route publique partagée avec la circulation locale. Les week-ends d’été, d’autres cyclistes, des voitures visitant des vignobles, et des cars touristiques l’utilisent simultanément. Votre guide fixera l’allure et l’espacement pour gérer cela, mais soyez attentif — en particulier dans les descentes où la vitesse monte vite sur un scooter.

Les sections de route de gravier (strade bianche) entre certains vignobles nécessitent une conduite particulièrement soigneuse — le gravier meuble sous une roue de scooter se comporte différemment du bitume. Réduisez la vitesse avant de tourner sur le gravier, et ne freinez pas brusquement en milieu de virage.

La plupart des conducteurs arrivent à Florence avec leur confiance significativement plus haute qu’au départ, ce qui est le bon sens de direction. Le Chianti est un terrain d’entraînement excellent — les routes sont difficiles mais pas dangereuses si on les aborde avec un soin approprié.

Voir le guide de la région viticole du Chianti pour plus d’informations sur le paysage et les vignobles qu’on traversera, et le road trip en Val d’Orcia pour une expérience comparable de traversée de la belle Toscane en voiture.